L’édito : « En chemin avec les disciples d’Emmaüs »
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs
regards. »
Quel texte extraordinaire !
On voit ici que le Christ prend le temps de nous rendre intelligibles toute l’histoire du salut et le mystère des sacrements. Et c’est ce qu’il fera avec ses disciples jusqu’à Son Ascension.
Avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs, nous sommes dans l’extraordinaire effervescence de l’événement de la résurrection. Nous sommes « Le même jour », dit l’évangéliste au début de
ce récit de Luc, qui suit de près celui de Jean, c’est-à-dire le jour même de la découverte stupéfiante du tombeau vide par les saintes femmes, puis par Pierre.
À y bien réfléchir, c’est exactement l’expérience que nous faisons en allant à la messe chaque dimanche et même, à chaque Eucharistie.
Les disciples d’Emmaüs – et nous le sommes aussi – ont eu besoin de cheminer, de passer par une période de doute et de lassitude – au point de tourner le dos à Jérusalem – l’Eglise -, de relire et de comprendre la Parole de Dieu, de convertir leur esprit sans intelligence, de récapituler les événements de la passion et reconnaître enfin le Christ sous les espèces du pain, puis de rendre grâce pour cette formidable rencontre, et d’annoncer enfin à leurs frères, le ‘cœur brûlant’, cette Bonne nouvelle.
Nous aussi, sur notre chemin, nous reconnaissons le Christ à la fraction du pain : Sa présence réelle dans l’Eucharistie. Nous n’avons plus besoin de le voir autrement du moment qu’il reste notre compagnon de route et que nous prenons le chemin de la Jérusalem céleste.
C’est ainsi que ce texte nous introduit au mystère des sacrements en reliant entre eux les événements du Salut.
Franck BORALEVI, diacre
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