L’édito : «Et la ville triomphera de la mort »
Pâques se profile à l’horizon. Pour ce cinquième dimanche de Carême, toutes les lectures nous orientent déjà vers la victoire du Christ sur la mort. Nous ne célébrons pas encore la Résurrection, mais nous en
percevons la lumière naissante, comme une promesse qui se précise à mesure que nous avançons.
Nous parvenons dans les dernières étapes, et dans une semaine déjà, nous entrerons dans la semaine sainte. Notre chemin est semblable à une course de montagne, quand, après les efforts de la montée, nous franchissons un col et, soudain, le sommet apparaît. Il est là, visible, attirant, porteur d’espérance. Pourtant, il reste une ultime rampe à gravir avant d’atteindre ce sommet où se dresse la croix glorieuse, et, juste derrière elle, le tombeau vide, signe de vie et de victoire.
Mais cette ultime étape demande encore courage et fidélité. Le Carême n’est pas terminé, et il est toujours temps de reprendre ou d’intensifier ce que nous avions choisi de vivre ; Jeûner, prier, partager : ces efforts ne sont pas vains, ils disposent notre cœur.
Ils l’ouvrent à la grâce et à la joie Pascale.
Pour nous y préparer, Jésus nous invite à nous tourner vers la réconciliation, à recevoir le pardon qui purifie et relève. C’est avec un cœur renouvelé que nous pourrons atteindre ce sommet, prêts à accueillir pleinement le mystère de Pâques.
Alors, ne relâchons pas nos efforts. Levons les yeux vers le sommet qui nous attend et avançons avec confiance : le Christ nous y précède, et déjà sa lumière éclaire notre chemin.
Frédéric Barut, diacre
22 mars 2026
5ᵉ dimanche de Carême
